• Simoon

Tour du Cézallier (3/3)

Dernière mise à jour : oct. 26

Nous voici donc à Picherande. Le camping est désert. Aucun touriste, aucun personnel pour nous accueillir, bien que cela ne nous ait pas empêché de planter les tentes. Après une journée de vélo, un début de soirée sous la pluie, dans le froid et avec des ventres qui gargouillent, nous nous prenons à rêver de truffades et autres plats chauds bien consistants que l'on sert dans les auberges auvergnates...

Nous succombons à la tentation en vérifiant si celles qui sont aux alentours sont ouvertes. Malheureusement, en ce lundi soir de fin septembre, les portes des restaurateurs sont closes.


Refusant de croire que tout puisse être fermé, nous décidons d'arpenter la rue de la mégalopole de Picherande (333 habitants en comptant les hameaux) en quête du moindre bouiboui qui puisse faire l'affaire. Mais la douche est froide pour notre déni ; tel le camping le village est désert. Sauf... Sauf une faible lueur qui pointe à l'angle de la place. Il s'agit d'un café. Et contre toute attente, il est ouvert !

Le Café du Nord

Attirés par la lumière comme des moustiques, nous nous précipitons dans l'établissement. Nous ne sommes pas surpris d'être les seuls clients, mais la tenancière est surprise d'en avoir deux d'un coup ! Le picon bière est délicieux, et la propriétaire du café nous accorde de nombreuses révélations : de l'administration au temps du Covid à l'espionnage à la française, nous en avons beaucoup appris.


Mais le picon bière, si bon soit-il, ne rempli pas un ventre affamé. Il faut s'y résigner, nous n'aurons pas notre restaurant ce soir. Ce sera donc pâtes et soupe dans les charmants sanitaires du camping. "Ça est frugal" :

Soyons positif : au moins, nous sommes sur place pour faire la vaisselle.

Il y a pourtant dans le local de quoi faire plusieurs dizaines de kilo de frites...

... mais aucun de nous deux n'a pensé à emporter son éplucheurs.


Après une nuit bien frisquette, le matin nous offre un beau ciel moutonneux :


En passant par Chastreix et La Tour d'Auvergne, nous nous approchons du massif du Sancy :





Une longue ascension commence depuis La Tour d'Auvergne. Mais la beauté des panoramas, la chaleur du soleil et une légère brise rendent l'effort agréable. Les conditions sont parfaites !


L'un des charmes de l'Auvergne est de se sentir en montagne, mais sans cette impression vertigineuse voire oppressante que peuvent procurer l'immensité des jeunes massifs, comme les Alpes par exemple.




Pas esthétique mais pratique, nous trouvons des moyens pour sécher en route nos vêtements lavés la veille, histoire de profiter du soleil :


Une fois La Stèle atteinte, nous redescendons du côté de La Bourboule et du Mont-Dore.


Nous faisons étape au Mont-Dore. Ce soir, nous nous rattrapons de la soirée d'hier un peu trop frustrante : bières, whisky, vin blanc et raclette au Saint-Nectaire !

Mercredi matin, le temps est brumeux. Nous prenons le départ en passant par la Cascade du Rossignolet avant d'emprunter un chemin accidenté et très pentu (cette fois, Fabrice n'y est pour rien).


Au lac de Guéry, retour dans l'ambiance écossaise :


"Ambiance nimbée de mystère au lac de Guéry"

— Fabrice, sur Camionnet'Party


Quelques centaines de mètres plus loin, le soleil fait une percée sur les roches Tuilières et Sanadoire :



Nous ferons de nombreux clichés ! En effet, les contrastes et jeux de lumière changent constamment sous le défilé des éclaircies.


Étape au lac de Servières :


Nourriture et paysage, nous savourons le tout :


Après une nuit à La Garandie, près d'Aydat, nous parcourons les derniers kilomètres pour rejoindre Clermont-Ferrand. Le ciel est bleu, il fait presque chaud ! Fabrice a repris la main sur l'itinéraire, ce qui nous a permis de refaire du VTT...


Au total, nous avons parcouru 325 km sur 9 jours :

Avec les 5000 m (± 800 m selon les outils) de dénivelés positifs, le calcul théorique du travail "énergétique" permet de donner l'équivalence approximative suivante en terme de distance : si nous dépensions la même énergie sur un circuit plat, nous aurions parcouru environ 700 km, soit en moyenne 78 km par jour.


En tout cas l'Auvergne, nombril de la France, nous en aura mis plein les yeux !


La France, c'est l'Auvergne avec quelque chose autour

Proverbe auvergnat


Article précédent : Tour du Cézallier (2/3)


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