• Simoon

Grand Est hivernal (2/3) : crochet en Allemagne

Mis à jour : mai 13

Après une nuit bien fraîche au hameau des Trois-Épis, le soleil est de nouveau au rendez-vous.


Fribourg-en-Brisgau n'étant pas très loin, nous décidons donc de faire un tour en Allemagne. Mais avant cela, l'idée de se faire propre en prenant une bonne douche est un luxe qui nous échappe difficilement. Et il est possible d'en prendre une à proximité !


Seulement... La douche publique fonctionne avec trois jetons de 50 centimes : un pour l'accès et deux pour une durée indéterminée d'eau chaude. Or nous avons pile 1,50 € en poche pour deux. Un lavabo est aussi présent dans les sanitaires publiques. Que faire ?


Face à cet énoncé digne d'une énigme d'escape game, nous tentons d’élaborer un plan lors du petit-déjeuner. Voici l'évolution de nos solutions :


1) Augmenter nos revenus

Mais difficile de se faire de la monnaie dans le hameau de montagne des Trois-Épis...


2) Prendre une douche ensemble

Non je plaisante, cette solution n'a même pas été évoquée, rejetée d'office !


3) Il n'y a que l'un de nous deux qui prend sa douche.

Mais c'est dommage pour celui qui en est privé ;


4) Une demi-douche chacun

Le premier à prendre sa douche se sert d'un jeton pour l'accès, puis utilise un autre pour l'eau chaude. Une fois lavé, il contacte l'autre par téléphone pour être relayer afin d'économiser le jeton pour l’accès. Il reste à ce second un jeton pour prendre sa douche. Mais le gros problème est que nous ignorons la durée d'action d'un jeton sur l'eau chaude ; et cette durée peut être insuffisante pour se rincer. Hum... Ce serait bête de sortir encore savonné ou la tête pleine de shampoing ;


5) Une douche pour l'un, un simple shampoing pour l'autre

L'un prend sa douche normalement, appelle l'autre par téléphone pour profiter de l'accès, et ce second se contente d'un shampoing avec le lavabo ; mais n'y a-t-il pas mieux ?


6) Une douche chacun, shampoing en prime

Chacun de nous deux prend un shampoing dans le lavabo, rinçage compris. Cela permettra de gagner du temps pour la douche afin de n'utiliser qu'un seul jeton chacun, tout en partageant l'accès grâce au téléphone.


Cette dernière solution semble la bonne ! Traitement égalitaire, nous pourrons ainsi profiter tous les deux de l'intégralité des services pour la modique somme de 1,50 € ! Yes !


Après les derniers pourparlers, je suis désigné pour me laver en premier (en avais-je le plus besoin ?). Je me saisi de toutes les affaires nécessaires ainsi que des deux pièces de 50 centimes (Fabrice utilisera la dernière pièce, vous suivez ?), et me rend au distributeur pour échanger les pièces en jeton.


Bon... Il n'y avait plus de jeton dans la machine. Flûte. Tout ça pour rien.


... soupir... Ce n'est pas le cas de le dire, mais notre plan tombe à l'eau.



Du coup, ce sera un simple rasage et shampoing à l'ancienne façon baroudeur, sur le parking :



Une fois propres, nous prenons la route direction Fribourg, et nous arrêtons près du lac Opfinger, à quelques kilomètres de la ville. Une petite promenade sur ses abords nous permet d'apprécier un moment de calme entre le trajet et la visite de la ville.





Après cette promenade, nous enfourchons les vélos nous voilà partis pour parcourir les 8 km séparant le lac du centre historique de la ville. Enfin 8 km... Un peu plus... Un peu beaucoup plus vu que, en approchant du centre, nous avons décider d'utiliser le GPS. Or celui-ci nous a fait partir dans la direction opposée à celle souhaitée. Je ne sais pas pour vous, et ce n'est que mon avis très personnel, mais je trouve que faire partir dans le sens inverse, ce n'est vraiment pas du bon boulot pour un GPS. Peu mieux faire, en restant éteint par exemple. Et j'ose vous dire que nous, confiants, avons mis un certain temps avant de nous rendre compte que nous partions pour Berlin.


Bref, après les 15 km parcourus, nous arrivons enfin dans le centre. Il est plus tard que prévu (allez savoir pourquoi !), du coup la luminosité n'est pas la meilleure. Mais ce n'est pas grave, la ville nous offre tout de même de quoi apprécier :




Historisches Kaufhaus sur la Münsterplatz

Münsterplatz


Rathausplatz





Toute bonne ville nous rappelle notre préférée :

"Un petit air amsterdamois "

Fabrice, sur Camionnet'party


La nuit tombe. La température baisse. Et c'est là qu'une deuxième citation de Fabrice vient à point nommé :


" Allez c’est l’heure de se mettre au chaud et de faire cogner les chopes !"


De la bonne bière blonde, mais pas que ! Nous nous plions volontiers aux traditions locales en nous régalant avec des Spätzle au fromage. Rien de tel pour tenir le coup dans une nuit hivernale !



En appréciant les chaleureuses festivités germaniques au détour d'un bar, nous faisons connaissance avec de jeunes allemands forts sympathiques qui se demandent tout de même pourquoi nous sommes venus nous perdre ici. Grand moment de décalage, j'ai pu philosopher pendant cinq bonnes minutes avec l'un d'entre eux sur l'Europe, ces échanges ne se faisant pas en anglais, ni en allemand, ni en français... Mais en espagnol ! Langue avec laquelle nous étions finalement le plus à l'aise.

Parler espagnol à Fribourg ! Quand même !


Vient le moment où il nous faut rentrer au lac même s'il n'y a pas le feu. Enfin si un peu avec les pétards et artifices en cette dernière soirée de 2019.


Et quelle surprise ! Car en plus de faire un froid de canard, que dis-je, un froid de bernache, nous voici à vélo plongé dans un épais brouillard. Et je peux vous dire qu'il n'y a pas que les accents des jeunes allemands qui sont à couper au couteau ! Malgré nos feux mis en puissance maximale, nous ne voyons pas à deux mètres devant nous.


Mains gelées, gouttes au nez, brouillard givré, nous prions pour que le GPS ne nous perde pas dans la forêt noire. Il ne manquerait plus qu'il nous arrive un pépin, genre, une crevaison ou autre...

"Glaglagla... Tiens, elle est bizarre ma roue arrière !? Ah zuuuuuut. Elle est crevée."


Fort heureusement, Fabrice a emporté dans son sac à dos une mini pompe à air. Ainsi s'instaure un nouveau jeu : Fabrice regonfle ma roue (qu'il est brave !) puis nous roulons le plus vite possible dans le brouillard pour parcourir un maximum de kilomètres avant que l'air ne s'échappe entièrement de la roue. Sport !


Après deux regonflages de roue, les pistes cyclables et un GPS fair play nous ont permis de retourner au bercail dans une sécurité toute relative.


La nuit fut... Fraîche. Un chouïa.

La fameux brouillard fribourgeois au petit matin

Ne vous méprenez pas avec la photo ci-dessous. Non l'eau ne coule pas. Il s'agit bien d'une stalactite.


Vous ne me croyez pas ? Pas grave, la même en vidéo :



Le brouillard ne se lève pas. Qu'à cela ne tienne, il nous suffit d'être au-dessus des nuages !


Retour sur les hauteurs vosgiennes dans le prochain article !





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